Un rêve ou Comment j'ai écrit Le sceau

Publié le par Sifoell

--criture.jpgPas envie de dormir. C'est à double sens. C'est ne pas avoir sommeil, et ne pas vouloir dormir.

Je pense que le plus souvent, ce que je qualifie d'insomnie, c'est une volonté à ne pas dormir.

Je rêve sûrement toutes les nuits, mais je me souviens peu de mes rêves, même si certains sont gravés en moi, et recyclés ensuite pour faire de jolis contes. J'en ai écris, des rêves nocturnes. Je leur ai donné vie, à certains de mes songes. Pas ceux où je rêvais de moi, de ma famille, d'amis. Non, ceux où je rêvais d'inconnus, dans des situations très cinématographiques (jusqu'au scénario et à l'angle de la prise de vue).

Le sculpteur défiguré du Sceau (allez lire la nouvelle, c'est une des moins longues, je crois même que c'est la plus courte). Vous savez comment je l'ai connu ? En rêve. J'étais en danger - je cours beaucoup dans mes rêves, je rattrape le sport que je ne fais pas dans la réalité - et courais pour m'échapper à des vilains méchants qui voulaient être méchants avec moi. Ils me poursuivaient dans une camionnette blanche, et moi en basket, les goujats. Je devais être dans une zone industrielle, il y avait des entrepôts, des parkings énormes grillagés. Un trou dans le grillage, je passe et cours sur le parking en direction de l'entrepôt, à la recherche d'une cachette. Avec la camionnette, ils passent le portail (à quoi sert de grillager quand on laisse les portails ouverts ?), se garent à la western, et descendent. Parce qu'en plus ils sont plusieurs. J'entre dans l'entrepôt - je sais pas comment, peut-être avec un passe-muraille - cours bien sûr encore et toujours.

Et là, je dois trouver un escalier  qui mène à des tunnels, sous l'entrepôt, et le parking aussi sans doute. Je suis toujours poursuivie. Dans ces tunnels, c'est humide, assez glauque, mais propre. Des égoûts propres, merveilleux, non ? Il fait nuit dehors, alors dans les tunnels, il fait très noir, et à un moment, le tunnel dans lequel je suis s'évase et débouche sur un genre de grande salle, éclairé par des soupirails. La salle est encombrée de caisses.

J'entre, à la recherche d'une cachette, et là on me rattrape et on me braque une arme dans le dos. Je sens le métal à travers mon tee-shirt. Je lève les yeux, sur une des caisses, éclairé par un soupirail, il y a un homme, immense. Une armoire à glace. Blond, les cheveux longs, les yeux bleus, tout habillé de marron, pantalon large, un genre de manteau de western ample, aux manches retroussées. Son visage est parcouru de cicatrices, ses avants-bras aussi. Plein de cicatrices, mais la forme du visage et des avant-bras n'est pas altérée. Mes assaillants ont peur de l'homme, qui les fait fuir d'un simple regard.

Je m'avance, lentement, vers cet homme sur son piédestal. Il tressaille, il doit craindre ma réaction. Une pensée me traverse "Je l'ai trouvé si beau que je me suis mise à pleurer". Et je tombe à genoux, en prière, à ses pieds, je me recroqueville et je pleure.

Marquant, n'est-ce pas ?

Et des comme ça, j'en ai quelques uns...

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Publié dans Dans l'intime

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