Vendredi 7 décembre 2007

D'abord, il faut attendre que la fébrilité qui me meut atteigne son point d'orgue, cet instant précis où je sais qu'il est inutile, vain, indécent de me coucher et d'espérer fermer les yeux et trouver le sommeil. Si le sommeil se trouve, c'est qu'il se cherche. Et quand cette si douce fébrilité est là, ce sentiment vibrant de naître - n'être - que pour moi, je fuis le sommeil, et ne peux faire autre chose que laisser la main courir sur le papier dans ce graffiti qu'est mon écriture quand elle est libérée de tout frein. Ecriture automatique guidée par mon esprit qui dicte les mots et édicte la conduite. Ensuite, faite un petit plein d'énergie, grignoter quelque chose et me faire une bonne rasade de thé afin de tenir le plus longtemps possible, pour que ce rituel ne soit pas vain. Le choses vaines sont si désastreuses et malheureusement si quotidiennes. Ce qui est réellement important devrait se dégager de tout risque d'être vain. Je dois travailler [...]
par Sifoell
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Jeudi 19 avril 2007


J'assume ce que je suis, dans le bon comme dans le mauvais, vive la méthode Coué, je m'améliorerai. Je voudrai là parler de l'écriture. Puis-je vraiment dire que j'écris, alors que je le fais si peu ? Une feuille griffonnée deci, une ébauche d'histoire notée delà... Ce n'est de l'écriture, pour moi... C'est de l'amateurisme. J'ai beaucoup plus écrit, il y a dix ans, il y a cinq ans. Et puis quelque chose a cassé cette envie, a rogné ce besoin, qui existant si forts mais ne pouvant être satisfaits sont devenus encore plus pressents, irrépressibles. Incontenables. Cela ne fait pas du bien. Puis-je dire que j'écris quand ce sur quoi je travaille est vieux de cinq ans, que c'est plein de poussière et de toiles d'araignée, que je ne me souviens même plus de ces personnages que j'ai enfanté et qui sont dans l'attente de cette vie que je leur prêterai bien, s'il m'en venait le courage, si cette formidable assurance que je possédais alors, dans [...]
par Sifoell
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Mercredi 28 mars 2007


Ceci est un sketch à quatre mains, écrit avec mon meilleur ami de délire qui en ce moment s'interroge beaucoup sur sa vie (hein, toi qui me lis ?). Ce texte date pas mal, il a bien trois ans, et je me souviens qu'on l'a écrit en une demi-heure peut-être, entre deux fous rires, et après cet énergumène qui m'a laissé en début de semaine des messages répondeur obscènes dictés par la voix de madame SNCF (votre train arrive en gare de Auray - Auray - deux minutes d'arrêt), cet énergumène et moi-même avons joué ce sketch hyper glauque devant des copines qui ne sont pas trop dans cet humour archi-noir sur le suicide, le désespoir quotidien... Une grande partie de rire... Un homme rebranche son téléphone et se vautre dans son canapé, sur le ventre, le bras balayant le sol, regarde d'un air dépité un magazine féminin. Il marmonne, râle et semble des plus dynamiques. Feuilletant le magazine... "Elle"... "Etes-vous heureux dans la vie ?" Magnifique. [...]
par Sifoell
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Vendredi 23 mars 2007


Bon, allons-y à fond dans la mégalomanie, pour une histoire en cours, je réécris le monde, et donc son origine. Dans les tréfonds de mon cerveau tordu, la voici émergeant, cette origine de mon monde. J'espère ne pas perdre de lecteurs effrayés par ce trip sf-mystique... Ou alors en gagner... Je porte cette histoire depuis bien deux ans. Nous sommes nés bien avant qu'il y ait eu une histoire. Bien avant le Souffle, bien avant le Verbe, nous étions là. Le Souffle, le Verbe nous ont révélés et nous ont ouverts au monde à venir. Nous ne savons pas ce qui a été à notre origine. Mais nous savons ce qui découle de nous. Nous baignions tous dans le Néant, en latence, quand quelque chose nous a réveillés, qui est à la fois de l'effleurement et de l'impétuosité. Alors même que nous ne faisions qu'exister, nous devions naître. Nous devions naître pour ce que nous allions faire de nos existences. Le Souffle nous a réveillés, mêlés, étonnés, [...]
par Sifoell
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Lundi 5 mars 2007


Cela commence par une pression au niveau des lobes temporaux, puis de la fontanelle, et terminant au niveau du lobe frontale, pile le troisième oeil. L'impression de me refermer au monde, l'impression qu'il y a un échange et que je deviens un accumulateur d'émotions, que je me charge, charge et charge encore. Cela bouillonne en moi, comme en une transe. Des idées en sortent, fusent de toutes parts, des visages, des situations, des voix, des lieux, des impressions, émotions, sensations. Je me charge, et pendant ce temps-là, je me balance, souvent. J'aime me balancer, me bercer, faire mon métronome, bouteille saoule dansant sur la mer. J'observe, j'emmagasine, je n'oublie jamais, ou si j'ai oublié, c'est que c'est juste trop bien rangé dans un coin de mon esprit et cela va revenir hors de propos, comme une idée incongrue dans une conversation. J'ai du mal à me suivre, parfois. Les autres aussi, et ça me rassure. Nous partageons la même difficulté. [...]
par Sifoell
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