Charmant, ses parents et moi sommes allés nous perdre il y a quelques jours au milieu de la (très grande) Foire Internationale de
Nantes, où bopapa et bellmaman cherchaient de bonnes adresses pour un système d'aspiration centrale, et Charmant et moi, on cherchait surtout à se sortir un peu...
Tard dans le parcours, je m'extasie littéralement devant des plantes grasses, plantes épiphytes et autres trucs étranges comme des graines de Boudah (plus du tout sûre de l'orthographe, mais en
tout cas, c'était pas Bouddha, et pas forcément une graine, et c'est le truc derrière l'autre truc en photo, là...).
Et c'est dans ces moments de plénitude que, parfois, des prédateurs d'un autre monde s'approchent de nous et tentent de... nous recruter / aider.
Une voix sur ma droite (je n'avais pas vu arriver le monsieur...)
- Il a quelle maladie ?
- Hein ? Ben... C'est génétique...
- Ah... Parce que des fois, je peux les aider...
- [...]
Monsieur Charmant a des séances de kiné pour ses grosses rétractions à ses petites jambes, ses petits bras et son petit cou. Et l'autre soir, le kiné nous
annonce, très gêné, qu'il a zappé et que nous avons trois semaines de retard pour lui donner une ordonnance de renouvellement des séances de kiné.
Gloups.
Et bien nous avons du passer chez le médecin traitant, le pré-retraité le moins équipé informatiquement parmi tous les médecins du monde. Non, chez lui c'est Bristol. Et sa table d'examen doit
dater de la dernière guerre.
Nous avons testé l'accessibilité de l'immeuble, ayant presque du sortir une plaquette de beurre pour pouvoir entrer dans ce très vieil ascenseur (vous savez, ces ascenseurs où il fait ouvrir la
porte quand ils sont à l'étage, pour pouvoir y entrer)... Arrivés dans le cabinet, c'était rick-rack... C'est quoi, ces petits couloirs exiguës ?
Mais c'est à la sortie, que nous avons pu allègrement massacrer la [...]
Il n'y a aucune raison que je ne fasse pas partie de certaines rubriques dont j'affuble des représentants peu dignes de l'espèce humaine à l'instant T.
Voici donc le premier article me concernant qui va dans leeeee Crétinoscope !!!
Le matin, quand Charmant et moi, la bouche pleine de dentifrice, nous nous regardons dans le blanc des yeux en essayant de continuer la conversation en cours (keskonbouf à midi...
cékankonfélécourses...), on a parfois une idée diabolique qui traverse nos cerveaux malades...
La bataille d'eau.
Inévitablement, c'est moi qui finis la moins trempée.
Ben oui, monsieur Charmant ne peut pas se défendre !!! Et s'il arrive à vider sur moi le contenu de son verre à dents (nan, c'est pas le verre où il met ses dents), je me venge irrémédiablement
au robinet.
Carrément.
Faut les hydrater, les myopathes... Ils sont tout secs...
Des fois, j'ai des envies de meurtre.
De soudaines pulsions qui me donnent envie d'étriper quelqu'un et de lui hurler dessus jusqu'à ce qu'il soit sourd ou mois aphone.
Un jour, il n'y a pas si longtemps, et heureusement qu'il faisait encore beau, je raccompagnais chez elle une fille qui se déplace en fauteuil électrique. Elle avait toute une journée de cours
dans les pattes, et encore une tonne de boulot devant elle. La ligne de bus la prenait juste à la sortie de l'école pour la déposer juste devant chez elle.
On attend le bus (on l'attend toujours, ils sont souvent à la bourre...) qui se pointe et fait des manoeuvres bien hasardeuses et empotées, essayant de se rapprocher du trottoir, pour sortir la
rampe (Nantes a la chance d'être quand même bien adaptée en matière de transport...). Et monsieur n'y arrive pas.
Il essaie, essaie encore. Il ouvre la porte avant du bus, nous dit "Ah, désolé, je peux pas..." avant de redémarrer et [...]
"Mais qu'est-ce qu'elle raconte celle-là ?"
En fait, ce petit coup de gueule en passant est juste un conseil que je donne à vous amis sur roulettes, qu'elles soient électriques ou manuelles.
Je vous déconseille fortement l'usage des trains Corail de la SeNeCeFe, sauf si vous acceptez - ou pouvez - un transfert sur un siège dudit train. Parce que sinon, si vous comptez voyager dans
votre propre fauteuil, attendez-vous à des désagréments que Charmant et moi, revenant d'un week-end breton en visite chez mes parents, avons vécu.
Charmant, pour des raisons de confort, préférait voyager dans son fauteuil. Certes. Mais le problème qui s'est posé est où a été stocké le fauteuil (et mon charmant), à savoir en bout de wagon, à
côté des doubles portes assurant la jonction entre les deux wagons, pas très loin de l'endroit où sont stockés les vélos (bien mieux que nous, d'ailleurs), et surtout devant la porte des
chiottes.
Rien à dire sur le [...]