Mercredi 17 février 2010
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Il semblerait que personne ne soit passé ici depuis un bail. Il y a une odeur de poussière dans la pièce, et
peut-être même de moisi aussi. Sans doute ceux qui habitaient là ont-ils déserté l'endroit pour d'autres cieux. Tout est tellement à l'abandon que c'en est triste à frémir. La boîte aux lettres
déborde de prospectus et de missives, sans doute des factures et des cartes postales, rien de bien important au final.
Sur la table, le couvert est mis, et des reliefs de repas desséchés trônent dans l'assiette et la casserole. Les rideaux sont ouverts, les volets aussi. Le lit est défait, la porte de l'armoire
entrouverte, et une valise à demi-emplie repose au sol, esseulée.
L'abandon, dans son plus terrible dénuement.
C'est ainsi que je reviens ici, dans cet espace qui est bien plus qu'ailleurs mon chez moi, mon entre-soi, et c'est dans cet espace que je vous invite à me rejoindre, afin que nous puissons
discuter (enfin, moi surtout, c'est le but d'un blog).
La petite Sifoell a quasiment deux ans de plus qu'au dernier article, et je ne sais pas si j'ai vraiment changé, je pense qu'au fond on ne change pas, comme le chante notre philosophe Céline Dion.
Mais je plaisante.
En terme de nouvelles neuves venant du front, je suis maintenant au milieu de ma formation, voire un peu plus. Je suis toujours à l'école d'éducateurs spécialisés, et en juin 2011 je serai diplômée
(croisons les doigts). Pour le moment, ça roule, même si le chemin est chaotique. On va dire que la vie personnelle perturbe grandement la vie scolaire et professionnelle tout comme la vie
professionnelle et scolaire perturbent la vie personnelle. Dans un sens, ça équilibre, mais surtout, ça fatigue. Donc, oui, je suis fatiguée (mais chut).
Avec Roudoudou, depuis le temps, nous avons acheté et emménagé dans un appartement bien plus grand que le précédent, où nous avons réussi à caser notre chambre, son entreprise et une chambre
d'ami-bureau-penderie-buanderie-pièce à moi. Et même qu'on va adopter un deuxième chat tellement qu'on a de place tellement qu'on est bien. Nous avons également investi dans une voiture qui démarre
sans caler (sauf si c'est de ma faute), et qui roule sans cahoter, qui ne cale pas et redémarre facilement, qui peut faire du 110 sans flamber. Bref, la voiture idéale, et tellement qu'elle est
bien qu'elle est adaptée et que Roudoudou et son destrier entrent dedans tous les deux.
C'est pas beau la vie ?
Ben si.
Qu'est-ce qui me fait revenir ici, alors ?
Et bien, disons que je me suis redécidée à repratiquer ce qui ne nécessite rien d'autre qu'une tête et des mains : écrire. C'est toujours aussi fluide, ce que j'ai pu remarquer aujourd'hui dans ma
technique éducative Ecrire en Atelier. C'est fluide et rassurant, je retrouve ces habitudes d'insomniaque (la preuve, zavez vu l'heure ? Même pas envie de dormir, même pas envie d'essayer, même si
j'ai des tas d'autres choses plus urgentes à faire). Je retrouve donc ces habitudes d'insomniaque et ce journal déserté, mais je me rengage, elle disait.
Donc me voilà.
Sourires.
Par Sifoell
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