Mercredi 30 avril 2008
J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans...
J'ai de quoi écrire un livre sur tout ce que j'ai vécu auprès de cette population si particulière que sont les personnes déficientes intellectuelles.
J'ai trouvé à leurs côtés bien plus d'humanité qu'auprès de n'importe qui.
Et cela me manque, terriblement.
J'avoue ne pas trop recontacter les anciens collègues car inévitablement, le fait d'avoir des nouvelles et de ne pas être auprès d'eux à partager leur quotidien me laisse un profond vide en moi.
Vide que ne peut pas combler mon job actuel dont la principale caractéristique est d'être vide, aussi.
Bon, trève de remords et regrets, souvenirs qui mordent le coeur et ne lâchent pas. Les résidents savent très bien se rappeler à moi et me rappeler l'engagement que je leur ai fait, la promesse
que je leur ai tenue : me former afin de les accompagner au mieux.
Je me souviens d'une certaine G., femme d'âge mûre, trisomique[…]







