C'est chez qui ?

P'tite causerie

Mercredi 7 mai 2008

Les zorros sont arrivés, sans se presser...

Bien, bien...

Il y a un peu plus d'une semaine, je passais mes oraux d'entrée en école d'éducateur spécialisé. (Pour info, j'ai passé les écrits d'éduc, j'ai eu 12,5/20, même note à éducateur de jeunes enfants mais c'est un boulot qui ne m'intéresse pas, donc je ne suis pas allée à l'oral, et j'ai obtenu 9,5/20 à l'écrit de moniteur-éducateur, note éliminatoire...)

C'est mi sereine mi stressée que je me suis préparée à cet unique oral, et j'avoue avoir subi quelques grosses bouffées de stress le jour J. Mais maintenant que c'est passé, et avec un peu de recul, je me dis que cela s'est super bien passé...

Je ne me suis pas démontée. J'ai sans doute un peu bafouillé, un peu bégayé... Mais franchement, je pense qu'il y a vraiment moyen...

Maintenant je n'ai plus qu'à bouger mon gros cul et envoyer des candidatures pour faire cette formation en apprentissage (travail sur le terrain + salaire = sacré bon plan)...

Bref, verdict le 21 mai.

Dans la série positivons : si je ne suis pas admise, j'aurai au moins cette petite victoire sur moi-même et mon stress d'avoir pu dire ce que j'avais à dire ce jour-là, devant ces personnes...

Je vous tiendrai au courant.
par Sifoell
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Samedi 3 mai 2008
Sous les draps, il y a toi.

Toi qui dors, ou fais semblant de le faire.

Première levée, dernière couchée, je te rejoins.

Frissonnante, dans un de mes pyjamas tout moche, qui se retrouve bien vite à terre.

Je me colle contre toi, passe une main sous ton tee-shirt.

Je cherche ta chaleur.

Je te caresse le ventre, le torse, le dos.

Tu grognes dans ton sommeil.

Au bout de quelques minutes, tu me demandes de te retourner.

Là, je souris.

Je sais que tu ne dors plus.

Alors je te déshabille...
par Sifoell
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Mercredi 30 avril 2008
J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans...

J'ai de quoi écrire un livre sur tout ce que j'ai vécu auprès de cette population si particulière que sont les personnes déficientes intellectuelles.

J'ai trouvé à leurs côtés bien plus d'humanité qu'auprès de n'importe qui.

Et cela me manque, terriblement.

J'avoue ne pas trop recontacter les anciens collègues car inévitablement, le fait d'avoir des nouvelles et de ne pas être auprès d'eux à partager leur quotidien me laisse un profond vide en moi. Vide que ne peut pas combler mon job actuel dont la principale caractéristique est d'être vide, aussi.

Bon, trève de remords et regrets, souvenirs qui mordent le coeur et ne lâchent pas. Les résidents savent très bien se rappeler à moi et me rappeler l'engagement que je leur ai fait, la promesse que je leur ai tenue : me former afin de les accompagner au mieux.

Je me souviens d'une certaine G., femme d'âge mûre, trisomique dont le dossier indiquait des "troubles caractériels". Ces troubles se caractérisaient par le fait qu'elle refusait obstinément, chaque matin, de se lever d'elle-même, de se laver, s'habiller, déjeûner, sans que tout cela ne soit beaucoup négocié, négocié et finalement imposé. Que de perte d'énergie avec cette femme qui pour avoir du caractère en avait, et surtout une sacrée détermination à dire "non".

Sur l'unité où elle vivait, il y avait six autres personnes, et pour ces sept résidents, un seul salarié. Ca fait pas beaucoup, sachant que trois des résidents étaient en orientation foyer d'accueil médicalisé, ce qui signifi qu'ils nécessitaient plus d'accompagnement parce que leur pathologie évoluait, avec l'âge...

Et la petite G., et bien elle épuisait... C'étaient des batailles constantes.

Et un jour, lassée des coups de chaud que j'avais à batailler avec cette femme, au lieu d'être directive comme d'habitude, et de lieu imposer de manière persuasive qu'il fallait effectivement qu'elle se sorte de son lit, et fasse ce qu'il faut faire chaque matin, eh bien je lui ai parlé, calmement, et lui ai bien expliqué ce qu'elle faisait là, ce que je faisais là, et ce qu'on devait faire ensemble...

C'est une de mes plus belles victoires éducatives, sinon la plus belle (faut dire qu'elle était têtue, miss G.)

Et cela a fonctionné.

Et c'est pour cela que je veux me former, travailler dans ce secteur, auprès de personnes déficientes intellectuelles. Pour pouvoir remettre tous les jours le couvert, travailler sur ces toutes petites choses du quotidien qui sont tellement importantes. Mettre du sens à chaque acte.

Vivement...
par Sifoell
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Samedi 26 avril 2008

Ne rien faire c'est la conserver...

Rien de moins faux pour moi.

Je hais mon job actuel. Profondément. Je trépigne à l'idée d'en trouver un autre, d'entrer en formation, d'être enfin bien dans ma tête quand je vais au taf, sans avoir fait une crise d'angoisse la veille et avoir pleuré une partie de la nuit.

On passe trop de temps au travail pour s'y faire chier. Surtout quand notre réserve de patience s'amoindrit et que déjà, y en avait pas beaucoup.

Je me tape de folkloriques "heures de bureau" à surfer sur le net et je suis tellement furax que j'ai du mal à me concentrer sur quelque chose, que je papillonne de fenêtre en fenêtre.

Je suis payée notamment à rien foutre.

Et on va me dire "crée ton boulot, occupe-toi..." Mouais, ben venez en discutez avec le très causant directeur général...

Pfff. Vivement que ça cesse.

Que je fasse quelque chose de mes dix doigts et que cela occupe également mon cerveau sous-mené.

Je frise l'asphyxie. Trop peu d'oxygène l'irrigue. Je vais crever au taf d'ennui.
par Sifoell
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Samedi 19 avril 2008
J'ai en tête L'amour à la machine, de Souchon... Mais en fait, Charmant et moi sommes loin d'en être là.

Ce petit article persifleur a été écrit alors que j'étais de très mauvaise humeur suite à une broutille. Ben oui, je peux être très susceptible...

Je n'ai retenu de ce petit moment de tension que tout le négatif que j'en ai ressenti alors... Parce que les torts sont partagés... Je suis une feignasse, une énooorme feignasse... Je n'en fais toujours qu'à ma tête... J'ai un sale caractère, et quand je veux quelque chose (ou quand je ne veux pas quelque chose), je ne lâche pas le morceau...

Charmant pourrait faire ma liste, s'il le souhaite... Il a les clés de ce blog.

Je crois qu'au final ce petit moment de tension a été déclenché par tout le stress que je traîne ces temps-ci, entre mon boulot qui me gave, et les études et concours qui approchent et que j'appréhende beaucoup. J'espère vraiment ne pas redevenir cette petite chose fragile et craintive que j'étais il y a quelques mois...

Bref, tout ça pour dire qu'avec monsieur Charmant, il y a parfois des étincelles, mais le plus souvent c'est de l'amour, de la fougue, et cette très belle complicité à base de vannes, de réflexion, et d'attention portée à l'autre...

Notre amour n'a pas besoin de passer à la machine, et je ne ferai plus de listes de ce genre...

par Sifoell
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L'entre-deux livres

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