C'est chez qui ?

P'tite causerie

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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 17:30


Je me souviens rarement de mes rêves, quelques petits éclairs fugaces... Ils doivent être souvent très quotidiens, je refais mes journées vécues ou me prépare à celles à venir.
Mais cette nuit j'en ai fait un très beau. Il ne me reste pas beaucoup d'images, ni de sons, mais une très douce sensation de bien-être et de sérénité.
J'étais dans un endroit qui ne connaissait aucune limite géographique, et où le temps ne s'écoulait pas. Je vivais dans un présent perpétuel, un interminable printemps. Je me souviens de paysages aux couleurs très douces mais néanmoins contrastées. J'étais entourée de gens dont je ne me souviens plus des visages, mais incontestablement, je faisais partie de leur famille, ils m'étaient proches.
Je pense qu'il y avait là mes disparus, ces personnes décédées dans la force de leur vieillesse, qui manquent à ma vie, sans forcément que cela soit encore douloureux. Ces personnes pour qui j'ai de l'affection, et pour qui j'ai une pensée, de temps en temps. Ils ne sont plus là, physiquement, dans ma vie de tous les jours, et pourtant ils m'accompagnent.
Cette nuit, j'étais avec eux, et avec d'autres personnes encore, entourée de cette famille, enfin entière.
Par Sifoell
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 22:30


J'ai cessé d'être inquiète.
Tout stress m'a quitté.
Je conduis comme une championne de chez GTA, mais en respectant scrupuleusement les limites de vitesse et la vie des piétons.
J'ai dormi la moitié du week-end, je vais avoir des loisirs autres qu'internet - qui peut être très enfermant - et la télé - charmant ne me laisse pas y accéder... Je déconne -
Je vais faire du théâtre, le mois prochain. Et des stages d'écriture, quand je serai disponible et si ce n'est pas trop cher.
J'ai commencé toute seule dans mon coin à faire des bijoux en pâte FIMO, et même que j'ai investi dans une pasta machine pour me permettre de les faire plus facilement, et surtout régulièrement.
Je n'ai plus ces sourdes angoisses du dimanche soir à l'idée de reprendre le boulot tant aimé (hum) le lendemain matin.
J'ai trouvé ma place.
Je ne me torture plus donc à me demander où elle est, et si j'y arriverai.
Ca y est, j'y suis, la route est tracée, y a plus qu'à la suivre.
Et même que maintenant je me soigne.
Souvenez-vous, je ronfle... Et bien je suis une sacrée allergique pas très copine avec les acariens, moisissures, graminées... Et même que je vais prendre des antihistaminiques pour enfin retrouver mon odorat (sérieux, j'en ai pas... Peut-être que si je me sentais, je me laverai plus souvent ;))
Je songe très sérieusement à aller voir un médecins des nyeux, parce que j'y vois trouble...
J'espère ausi que ce que j'ai l'impression d'être une baisse d'audition n'est que lié à mes fosses nasales plutôt très encombrées, sinon je m'en vais aussi aller voir chez les médecins acronymes ORL...
Le mois prochain, on reçoit le lit médicalisé double 160*190 je vous prie, je n'aurai donc plus mal au dos...
Par rapport à ma formation (éduc spé 1), je suis enjouée, même si je m'impatiente un peu parfois... (Ouais, bon, je suis un rat de bibliothèque et d'internet, alors autant dire que j'ai commencé à faire un bon tour dans certains sujets...)
Absolument rien de ma formation ne me fait rechigner... Partenariat, je prends !  Coordination d'équipe ! Ca marche comment ?
Je kiffe, je kiffe, je kiffe...

ET PUTAIN C'EST BON !!!!!
Par Sifoell
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Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /Sep /2008 21:59
Bonjour à tous,

J'étais en train de faire des recherches sur Le Suicide, de Durkheim (une étude sociologique incontournable, quand en tapant les mots "le suicide" sur mon moteur de recherche préféré, je suis tombée sur le texte qui suit, que je vais me permettre de publier dans son intégralité car je pense vraiment qu'il a son utilité...
Il vient de
cette adresse internet, et je le trouve très pertinent...
Bonne lecture, et n'hésitez pas à le faire tourner...



SI VOUS PENSEZ AU SUICIDE
LISEZ D'ABORD CECI

Si vous vous sentez suicidaire, arrêtez-vous pour lire ce qui suit. Cela ne vous prendra que cinq minutes. Je ne veux pas vous dissuader de la réalité de votre souffrance. Je ne vous parlerai ici que comme quelqu'un qui sait ce que souffrir veut dire.  

Je ne sais pas qui vous êtes, ni pourquoi vous lisez cette page. Je sais seulement qu'en ce moment, vous la lisez, et c'est déjà une bonne chose. Je peux supposer que vous êtes ici parce que vous souffrez et que vous pensez à mettre fin à votre vie. Si cela était possible, je préférerais être avec vous en ce moment, m'asseoir avec vous et parler, face à face et coeur ouvert. Mais puisque ce n'est pas possible, faisons-le par la biais de cette page.  

J'ai connu un certain nombre de personnes qui voulaient se tuer. J'ai moi-même été dans ce cas. J'ai donc idée de ce que vous pouvez sentir. Je sais que vous n'êtes pas capable de lire un gros livre, alors je vais faire court. Pendant que nous sommes ici ensemble pour les cinq prochaines minutes, j'ai cinq choses simples, pratiques, à vous dire et que j'aimerais partager avec vous. Je ne discuterai pas de savoir si vous devriez vous tuer ou pas. Je pense juste que si vous y pensez, vous devez vraiment souffrir.  

Bien, vous lisez encore ce texte, et c'est très bon. J'aimerais vous demander de rester avec moi jusqu'à la fin de cette page. J'espère que cela veut dire que vous êtes au moins un peu incertain, au fond, quelque part à l'intérieur de vous, de savoir si oui ou non vous allez vraiment mettre fin à votre vie. On ressent souvent cela, même dans l'obscurité la plus profonde de désespoir. Etre dans le doute concernant sa mort, c'est normal. Le fait que vous êtes encore vivant à cette minute signifie que vous êtes encore un peu incertain. Cela veut dire que pendant que vous voulez mourir, au même moment, une partie de vous-même veut continuer à vivre. Tenons-nous à cela, et continuons quelques minutes de plus.  

  
Commencez par penser à cette phrase :  

"Le suicide n'est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face." 

Dans le suicide, il ne s'agit que de cela. Vous n'êtes pas une personne haïssable, ou folle, ou faible, ou incapable, parce que vous vous sentez suicidaire. Avoir des idées noires ne veut même pas dire que vous voulez vraiment mourir - cela veut juste dire que vous avez plus de douleur que de ressources pour la prendre en charge maintenant. Si j'empile des poids sur vos épaules, vous vous écroulerez au bout d'un moment si j'ajoute suffisamment de poids... quelle que soit votre volonté de rester debout. (C'est pourquoi il est si inutile que les gens vous disent : "debout, garde le moral!" - vous le feriez, évidemment, si vous le pouviez.)   

N'acceptez pas que quelqu'un vous dise, "il n'y a pas de quoi être suicidaire pour cela." Il y a différentes sortes de souffrances qui peuvent mener au suicide. Qu'une douleur soit supportable ou non diffère d'une personne à une autre. Ce qui peut être supportable pour quelqu'un peut ne pas l'être pour vous. La limite où la douleur devient insupportable dépend du genre de ressources dont vous disposez. Les individus sont très différents dans leur capacité à supporter la douleur.  

Quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face, le résultat, ce sont des pensées suicidaires, des "idées noires". Le suicide n'est alors ni faux ni vrai; ce n'est pas un défaut de caractère; il n'y a pas à le juger moralement. C'est simplement un déséquilibre de la douleur par rapport aux ressources qui permettent de les affronter.  

Vous pouvez survivre à des sentiments suicidaires si vous faites l'une ou l'autre de ces deux choses: 
(1) Trouver un moyen pour réduire la douleur, 
ou  
(2) Trouver un moyen pour augmenter vos ressources pour y faire face. 
Ou les deux à la fois.  

Voici les cinq choses à prendre en considération dont je vous parlais tout à l'heure.  

1  La première chose que vous avez besoin d'entendre, c'est de savoir qu'on s'en sort. Des personnes qui souffraient autant que vous en ce moment, s'en sont sorties. Vous avez donc de très fortes chances de vous en sortir. J'espère que cette information peut vous donner un peu d'espoir. 
2  La deuxième chose que je veux vous suggérer est de vous donner du recul. Dites-vous, "j'attendrai 24 heures avant de faire quoi que ce soit." Ou une semaine. Souvenez-vous que sensations et actions sont deux choses différentes - que vous ayez le sentiment de vouloir vous tuer, ne signifie pas que vous devez le faire maintenant. Mettez du recul entre vos sensations suicidaires et un passage à l'acte. Même si ce n'est que 24 heures. Vous en avez été capables 5 minutes en lisant cette page. Vous pouvez le faire encore 5 minutes en continuant à la lire. Continuez et prenez conscience du fait qu'alors que vous vous sentez encore suicidaire, vous n'êtes pas, en ce moment, en train d'agir en ce sens. C'est très encourageant pour moi, et j'espère que cela l'est pour vous. 
3  La troisième chose est ceci: on pense souvent au suicide pour trouver un soulagement à sa douleur. On ne veut pas mourir mais arrêter de souffrir. Souvenez-vous que le soulagement est une sensation. Et vous devez être vivant pour la ressentir. Vous ne sentirez pas le soulagement que vous cherchez si désespérément, si vous êtes mort. 
4  La quatrième chose est ceci: certains réagiront mal à vos sentiments suicidaires, parce qu'ils sont effrayés ou en colère; ces personnes peuvent même augmenter votre douleur au lieu de vous aider, en dépit de leurs intentions, en disant ou faisant des choses irréfléchies. Vous devez comprendre que leurs réactions négatives ont à voir avec leurs propres peurs, pas avec vous.  

Mais il y a aussi des personnes qui peuvent être avec vous pendant ces moments si difficiles. Ils ne vous jugeront pas, ne chercheront pas à vous contredire. Ils feront simplement attention à vous. Trouvez-en une. Maintenant. Utilisez vos 24 heures, ou votre semaine, et dites à quelqu'un ce qui se passe pour vous. Il est normal de pouvoir un jour demander de l'aide. Appelez une ligne d'écoute spécialisée (SOS Suicide Phénix, SOS amitié, appelez un centre spécialisé près de vous, ou regardez dans l'annuaire), appelez un psychothérapeute (psychanalyste, psychologue, psychiatre), quelqu'un qui est capable de vous écouter. Mais surtout ne portez pas le fardeau supplémentaire d'essayer de vous charger de cela seul. Juste parler de ce qui vous a conduit là peut vous enlever une grosse part de la pression qui vous pèse, et c'est peut-être juste la ressource supplémentaire dont vous avez besoin pour retrouver l'équilibre.

5  La dernière chose que je veux que vous sachiez maintenant est ceci: les sensations suicidaires sont, dans et par elles-mêmes, traumatisantes. Après leur disparition, vous avez besoin de continuer à prendre soin de vous. Commencer une thérapie est vraiment une bonne idée.
Bien. il s'est écoulé quelques minutes et vous êtes encore avec moi. J'en suis vraiment heureux.  

Puisque vous avez été jusqu'ici, vous méritez un cadeau. Je pense que vous devriez vous récompenser en vous donnant une portion de ressources supplémentaires pour affronter la douleur . Souvenez-vous, plus haut vers le début de la page, j'ai dit que l'idée est de s'assurer d'avoir plus de ressources que de douleur. Alors donnez-vous en une supplémentaire, ou deux, ou dix...! jusqu'à ce qu'elles surpassent vos sources de douleur.   

Maintenant, si cette page a pu vous apporter un quelconque soulagement, la meilleure et la plus grande ressource que vous pouvez trouver, c'est quelqu'un a qui parler. Si vous trouvez quelqu'un qui veut écouter, et si vous lui dites comment vous vous sentez et comment vous en êtes arrivé là, vous aurez vraiment augmenté vos ressources. Heureusement, la première personne que vous choissirez ne sera pas la dernière. Il y a beaucoup de gens qui aimeraient entendre ce qu'il en est pour vous. Il est temps de commencer à en chercher une autour de vous.  

Et maintenant, j'aimerais que vous appeliez quelqu'un.


David L. Conroy, texte original sur metanoia.org
Traduit et modifié par Stéphane Barbery
Par Sifoell
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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 22:41

Souvent, les expositions d'art contemporain me laissent quelque peu circonspecte...

Je me demande ce qui se passe dans l'imagination des artistes quand je vois une oeuvre...

Qu'a-t-il voulu dire ? Pourquoi travailler un tel matériau ? Le but est-il purement esthétique ?

En tout cas, ceci me fait penser à un parc pour bébé, mais le bébé s'est échappé...
Par Sifoell
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Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /Août /2008 22:21
Ou comment la compagnie Les Piétons m'a étonnée...

Encore une fois cela s'est déroulé lors des rencontres du fleuve, qui venaient fêter le printemps sur la Loire et différentes villes baignant leurs orteils dans la robe de cette vieille dame.

Si vous saviez ce qu'il s'est passé dans le cul de ce renard...

La réponse est dans le titre de cet article, mais avant de vous expliquer comment un renard empaillé peut produire un chant diphonique par son cul, je vais vous expliquer qui c'est le gens en blanc, et les deux autres gens que vous verrez sur les différentes photos... Et vous saurez également pourquoi c'est un peu le bordel sur les tréteaux...





La thématique des rencontres du fleuve était l'environnement, et son respect. La Compagnie les Piétons existe depuis 1984 et nous a présenté son dernier spectacle de rue, Brut de Décharge, qui était très axé sur le recyclage. Et oui, c'est bien dans une petite décharge qu'évoluent les trois énergumènes, vêtus de loques comme si c'étaient des queues de pie (je me demande d'ailleurs si l'un d'entre eux n'en avait pas une...).






Cet amoncellement de déchets prend vie et sens au fur et à mesure de la construction du décor (ce que je trouvais vraiment inventif). Certains objets dont personne ne veut plus deviennent instruments de musique, un renard empaillé, des baguettes métalliques, et vogue la galère et chantons à tue-tête "pas di pwoblem"...










Des chansons qui résonnent bien et sonnent bien, des airs dont on se rappelle, un discours derrière le spectacle qui passe comme une lettre à la poste par le côté décalé de ce spectacle qui interpelle...

De l'interaction avec le public, sans gêne, une simple bataille de boules de papier journal ne mange pas de pain et amuse autant les enfants que les grands...

Bref, si ce renard et ces piétons repassent dans le coin, j'en serai certainement.
Par Sifoell
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