C'est chez qui ?

P'tite causerie

Vendredi 8 février 2008
C'est un homme normal, un homme comme il y en a tant. La trentaine, pas très grand, brun aux yeux marron. Je l'ai croisé dans le tram, véritable bouillon sociologique de toutes les strates humaines. 

Dans ce tram bondé, le ventre rond de voyageurs, cet homme, se tenant fermement à une barre, a perdu quelques plumes, doux duvet blanc. Il a regardé sous toutes leurs coutures ses manches et le devant de sa doudoune - frimas oblige - avant de s'en aller, entouré d'un halot de duvet.

Petit sourire de fin de journée.
par Sifoell
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Jeudi 7 février 2008
Ou comment revivre éternellement la même journée.

J'ai la très désagréable impression d'être prise dans un tourbillon Tramway - boulot - baby - dodo (désolée pour la rime, pas mieux...). Je me laisse enfermer dans cette nouvelle vie de femme très active, très prise par le temps, le boulot, le chéri, Carrefour, les papiers, le ménage, les soooldes... Mais surtout très prise par le boulot, qui niveau avantages, offre surtout des inconvénients. Allez, je suis de mauvaise foi. Mais si on ôtait le côté relationnel de ce travail d'auxiliaire de vie, celui-ci se réduirait très rapidement à "petites mains à tout faire de celui qui a du mal à faire", ça, du côté des personnes accompagnées, et du côté gestion du planning, c'est plutôt "Tiens, un trou... On va chercher le bouche-trou..." Peau de chagrin.

Je fais le bilan de ces cinq mois de travail, et il est plus que mitigé. Certes, c'est un CDI. Certes, je gagne un mirifique 900€ et quelques bananes. Après, l'asso qui m'emploie est tellement fauchée qu'elle peine à payer les tickets restau, que les augmentations de salaire seront à voir pour le millénaire prochain et que les formations proposées me font doucement rigoler. Beaucoup de bonne volonté dans beaucoup d'amateurisme et de foutage de gueule. Vision amère d'un boulot qui n'était que transitionnel et que j'espère quitter rapidement, pour un avenir meilleur, une formation, et un vrai métier, une vraie profession.

Je ne sors pas la tête de l'eau. Toujours prise par le temps, les horaires irréguliers, deux collègues malades et c'est la panique à bord. Une collègue n'a fait que trois semaines lors de sa période d'essai. Comme je la comprends.

Je me suis fait prendre au piège que je redoutais le plus : prendre le premier boulot venu et m'y accrocher comme un naufragé à sa planche, comme une SMICarde à son CDI. Et je me dis qu'il est temps d'y aller, avant de ne plus aimer suffisamment mon boulot pour bien le faire.

Je suis vraiment à deux doigts du pétage de plomb. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que j'ai pleuré sur une collègue hier. Je m'ennuie, et l'ennui n'a jamais été très bon pour moi. Je me recroqueville encore, comme souvent je le fais quand quelque chose ne va pas. Je me repaye des factures de téléphone énormes parce que j'ai besoin de causer.

J'ai beaucoup de mal à trouver du temps et de l'énergie pour me préparer aux concours (au final, je passe trois concours d'entrée en école d'éducateur de jeunes enfants, éducateur spécialisé et moniteur-éducateur). J'enchaîne gastro, bronchites. Je suis tout le temps malade et je n'ai pas le temps de me reposer parce que, comme souvent, je mouline à fond les ballons. J'en ai marre des "ah lala, ce boulot-là n'est pas pour moi", et des "je suis fauchée". Et dieu sait que cela m'emmerde de dépendre financièrement de mon compagnon. Je ne suis pas un parasite qui se fait entretenir.

Bref. Je suis actuellement en train de chercher un contrat de candidat-élève éducateur dans des structures sur Nantes en environ, dans un dernier sursaut d'énergie. J'ai toujours de l'espoir qui me tient au corps et au coeur.

Quitter ce boulot utile mais qui ne me convient pas. Vite.
par Sifoell
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Mercredi 6 février 2008
Texte de commande.

 Le petit monsieur se déplace le plus souvent en fauteuil roulant électrique. Mais c'est pas de sa faute, hein, il est né comme ça... Il a été livré avec tout, sauf des muscles costauds. Et oui, il n'a pas assez mangé de Gervais, les petits pots pour les os costauds. Mais c'est pas de sa faute, il ne mange pas vite.

    Le petit monsieur a des tout petits bras. Ben oui, hein... S'il faisait avancer son fauteuil avec ses bras, eh ben ceux-ci seraient musclés. Or donc, le petit monsieur, s'il a de tout petits bras, c'est qu'il n'a qu'à bouger que le pouce pour que son fauteuil avance - joystick de flemmard...

    Et comme le petit monsieur a de tout petits bras, eh ben il a de toutes petites jambes aussi. Ben oui, hein... Sinon ça ferait bizarre... Il serait pas symétrique du haut et du bas.

    Le petit monsieur a deux positions favorites et préférables : allongé, ou assis. Cela dépend de l'heure de la journée. De la position horizontale à la position verticalo-horizontale, il n'y a qu'un effort à faire, celui de la translation de vecteur lit-fauteuil.

    Le petit monsieur a une toute petit voix. Ben oui, puisqu'il a de tout petits poumons ! Et ce n'est pas faute d'essayer de les gonfler, ses petits poumons, en chantant : "On a tous (...) telte cho-(...)ose en nous de (...) Tennessee..." Oui, le petit monsieur prend beaucoup de pauses pour respirer, parce que sinon il devient tout rouge... Et déjà qu'il a les cheveux roux et les oreilles rouges, les joues rouges ça ferait trop... Mais le petit monsieur est le futur roi de vos nuits karoké.

    Le petit monsieur connaît par coeur toute l'histoire des comiques depuis l'invention du rire dans les années -17083, avec Gnut l'éclair, un des derniers Cro-Magnons, qui s'est fait griller par un éclair et même que ça a fait marrer tout le monde.

     Le petit monsieur aime le vin. Mais attention, hein, le bon vin. Celui qu'on ne trouve pas en supermarché. Mais bon, en même temps, le petit monsieur il a une bonne situation. Il travaille dans le plus grand laboratoire scientifique, comme ingénieur de recherche en Tex Avery sur Ebay. Nan, je déconne, il recherche des figurines de Tex Avery uniquement pendant les quelques minutes de pause qu'il s'octroie au boulot.

      Le petit monsieur n'est pas cher à inviter au restau, car même s'il aime les bons restaurants, il ne rechignerait pas à manger un quart de Big Mac chez notre clown préféré - quoique...

      Enfin, j'ai connu le petit monsieur dans le cadre de mon travail, et hors cadre il est devenu un très bon ami. D'ailleurs, tu fais quoi un prochain week-end ? A charge de revanche pour le très bon gigot confit que ta mère avait confectionné...
par Sifoell
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Dimanche 3 février 2008
  C'est pas de ma faute à moi si je suis débordée !

Bon, je vous laisse quelques nouvelles de moi, de mon charmant homme, et du chat obèse qui partagent ma vie.

Je viens de recevoir mon permis. Il est rose, il est beau et j'ai été surprise d'apprendre que je ne pouvais pas conduire de moto de moins de 125 cm3. Je pensais que c'était livré avec, mais en même temps, je m'en fous un peu, parce qu'une moto ce n'est pas l'idéal pour faire ses courses ou trimballer son charmant compagnon qui se déplace en fauteuil roulant.

Même que sur la photo, je dois être à peine majeure, et que je souris. Je ne voulais pas avoir ma tronche qui tire la tronche sur mon permis, ad vitam aeternam, et puisque ce permis je le traîne depuis 2000, et qu'à cette époque j'étais toute jeune, et bien, ouala, sur la photo je suis pucelle et je souris à la vie. Mais que fait la préfecture ??? C'est vrai qu'elle a tardé à me l'envoyer, mais pô grave...

Sinon, sur le plan du travail, ce n'est pas la joie absolue. Mis à part le fait d'avoir un salaire et de fréquenter des gens sympa, je reste sur ma faim... Intellectuellement - même si je prends des notes de cours de physiques, histoire de l'art, informatique... c'est difficile de s'impliquer quand c'est pour l'autre que l'on fait ça... J'ai l'impression d'être objet. Intellectuellement, je m'ennuie, et j'ai une telle envie de me former que je trépigne. Mais cela fera l'objet d'un autre article (j'en ai quelques uns en stock... De la lecture pour vous pour ces prochains jours...)

Sur le plan de la préparation à la formation, après une grande période de stress avec insomnies, grattages eczématiques, humeur de hyène et envie de quitter mon taf, me voilà plus calme, plus reposée et surtout, j'arrêter de travailler la nuit, cette petite demi-heure de travail qui nécessitait une heure de transport et qui faisait que j'avais toujours l'impression d'être en partance, de ne jamais me reposer. Eh bien, le gentil Code du Travail pense aux parents isolés et aux aidants familiaux en leur autorisant de refuser du travail de nuit. Et ça, c'est plutôt bonnard.

Sur le plan amoureux, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je prépare un petit truc pour le premier anniversaire de notre rencontre, qui, je vous le rappelle, s'est déroulée le 11 février de l'année dernière. Mais chut... Surprise... Bien sûr, monsieur Charmant se doute de quelque chose, mais il ne connaît pas le contenu de la surprise, vu que moi-même je ne sais pas ce que je vais faire... Affaire à suivre.

Et le chat dans tout ça ? Ma maman, de passage ce week-end pour visiter les grandes galeries marchandes des grands magasins de la grande ville, l'a décrétée "énorme", et ce pauvre félin va subir les affres de la faim, en voyant sa ration quotidienne de Friskies diminuée d'un tiers. En effet, mademoiselle Tototte devrait quotidiennement déguster 80 grammes de croquettes au lieu de s'en baffrer 120 grammes. Y en a une qui va pas être contente.

Moi, le régime, quand ça ? Jamais !!! Moua ha ha ha  !!! Je sais, le craquage de mes jeans au niveau des cuisses (créé par le frottement de mes délicieux gigots l'un contre l'autre) témoigne d'une certaine rotondité de mon jambonneau. Mais je m'en fous ! J'arrive encore à m'habiller en zone non grande taille ni maternité, et je peux vous assurer que ça, ça me ferait réfléchir devant d'alléchants Haribo.

Sinon, j'ai dévalisé les magasins et j'au trouvé trop plein de trucs soldés et j'en suis trop contente.

Alors, elle est pas belle la vie ?

SIIIIIIII !!!
par Sifoell
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Samedi 12 janvier 2008
Bon, à l'origine, c'est une pizza, mais j'ai un fond de tarte qui va périmer dans le fond de mon frigo...

Pour 6 personnes.
Préparation : 15 minutes.
Cuisson : 15 minutes.

2 rouleaux de pâte à pizza (ou tarte feuilletée en voie de péremption...)
1 poivron jaune
1 poivron rouge
100 g de lardons allumettes
2 boules de mozzarelle
1 bûchette de chèvre
20 cl de crème fraîche liquide (si tarte)
1 oeuf (si tarte)
Ciboulette et poivre

1. Je préchauffe le four à th.8-240°C. Je lave les poivrons et les plonge deux minutes dans l'eau bouillante. Je les égoutte et les sépare en deux, les épépine et les taille en fines lanières.

2. Je coupe les mozzarelles en morceaux puis les hache grossièrement au couteau. Je tranche la bûchette de chèvre.

3. Je prépare le fond de tarte : je bats l'oeuf et la crème fraîche.

3. J'étale les pâtes dans un moule à tarte recouvert de papier sulfurisé. Je les recouvre de mozzarelle hachée et dispose par-dessus les tranches de chèvre, puis les lanières de poivrons, les lardons, et je verse la préparation à base de crème, je poivre. J'enfourne et laisse cuire 15 minutes.

4. Au sortir du four, je parsème les pizzas de ciboulette ciselée et sers aussitôt.

5. Pas mal, pas mal... On sent bien la chèvre, les poivrons sont croquants... Mais la préparation à base d'oeuf et de crème a eu un peu de mal à cuire. Je retenterai cette recette mais sous forme de pizza.
par Sifoell
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L'entre-deux livres

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