Je suis à la veille de mes 28 ans. Plus les années passent et plus elles m'ancrent dans la vie d'adulte. Et parfois, cette vie d'adulte, j'en veux pas.
J'ai l'impression qu'elle n'est que contrainte, et je résiste tant aux contraintes, ayant une certaine tendance de n'en faire qu'à ma tête, que je trépigne un peu.
Belle impression de me construire une chrysalide et de m'y enfermer. C'est peut-être la formation qui me forme, ou mon retour en écriture et l'introspection, l'effet lunaire qui en découlent qui me changent, me ramènent vers d'autres écritures, mon adolescence, d'autres études, et mon entrée dans la vie d'adulte et mes 20 ans. Mais là, le compteur s'affole. 28 ans. Ca fait encore plus grande que 20 (si je compte bien).
J'ai parfois l'impression de marcher un peu à côté de mes pas. La tête ailleurs, sollicitée de toute part. Lieu de stage ultra speed, écriture en solo et écriture en atelier. Envie de sortir et de rencontrer du monde et besoin de me retrouver seule, véritablement seule, en face à face avec mon nombril pour me l'étudier et grandir un peu. Besoin de régler quelques anciens problèmes et de ne pas sombrer dans de nouveaux (mon dieu, ça y est, je suis entrée dans la grande secte des fumeurs de cigarettes et des buveurs de vin, c'est ça aussi être adulte. Les addictions que l'on justifie d'un haussement d'épaules. Non, moi, je contrôle... C'est ça, ouais...)
Bref, bientôt 28 ans et se profile une nuit blanche. Une nouvelle à finir pour l'atelier à envoyer cette nuit histoire qu'ils aient le temps de le lire. Travailler sur le mémoire. Deux dossiers à pondre pour dans trois semaines, deux épreuves sur table dans trois semaines, et ma foi cela ne se fait pas tout seul. J'ai l'impression de n'avoir aucune prise sur le temps et cela me fait hurler de frustration. Tant de trucs à gérer. Cela va être une année où je vais passer à côté de bien des choses. Si peu de temps.






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